CAPSULE BIOHARCORE – SAINT-ÉTIENNE 

Antoine Boute, Chloé Schuiten & Clément Thiry

Antoine Boute, Chloé Schuiten et Clément Thiry  seront en résidence du 13.03 au 01.04, et proposeront une série d’actions Bio-Hardcore,  une cristallisation de résidence, de performance, de poésie, de dessin et d’installation.

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▬ Résidence Bioharcore du 13.03.17 au 01.04.17

▬ Soirée de lancement le 18.03.17 à partir de 18h30
****Performances

▬ Bouquet final le 01.04.17 à partir de 18h30
****Performances

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« On part à Saint Etienne, on est envoyé comme éclaireur. On commence par établir un campement rudimentaire dans une galerie d’art, c’est à dire un espace construit sur des principes d’architecture européens lambda mais complètement vidé de tout contenu, démuni, vacant et blanc. Et donc, pourquoi ne pas y établir la première cellule révolutionnaire Biohardcore en France ?
Dans un premier temps, on étudie le terrain. On marche. On réalise une carte des lieux riches en détritus divers. Ces terrains vagues sont des lieux utopiques où tout reste possible mais coupés du réel. Nous voulons les faire exister en tant que supermarché, comme lieu de ravitaillement du matériel nécessaire à la suite du projet. Cette contrainte devient un moteur de créativité  afin de repenser les moyens de satisfaire nos besoins vitaux.
On vit dans un nid.
Les murs de la galerie sont sa peau. Le squelette est la structure interne que l’on y construit. Cette structure lie tous les besoins à la vie. C’est un mega complexe dortoir-pic-nic-imprimante-toilette-salle-de-bain… Un pendule géant ou l’équilibre et le poids des choses influencent l’organisation de l’ensemble. Nos modes de nutrition, de sommeil et de travail sont intimement connectés au rythme de ce système. Cette révolution se fait en dormant, en mangeant, en glandant et en travaillant.

[…]

Entre mono-diète de riz blanc et sommeil polyphasique la révolution suinte.

Notre camping capsule squelette est ouvert à tout candidat, sceptique, chômeur, stagiaire triste et autres. »

chloe-schuiten-tract_bh1-2015

©Chloé Schuiten

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« Horocopes Biohardcore
— 1ere pièce
Un horoscope qui fait la révolution, une révolution qui s’agence à la révolution de la Terre
autour du soleil. Un horoscope qui joue à révolutionner la vie (bio) en la faisant toucher à
son noyau dur (hardcore), un horoscope pour la révolution biohardcore.
L’exposition comporte 12 affiches, représentant chacune un signe astrologique, réalisées
par Chloé Schuiten (dessin) et Antoine Boute (texte). Les deux auteurs sont partis d’une
même base théorique : le livre « Astrologie » d’André Barbault paru aux éditions du Seuil
en 2005. Chacun en a produit sa propre interprétation, en texte ou dessin. Ces deux
visions complémentaires mais non illustratives sont assemblées en une affiche complexe.

Élaboration d’un nid imprimeur de rêve
— 2 ème pièce
Cet espace en cours de réalisation est notre camping, nous y dormons pendant toute la
durée de l’exposition.
Y-es déjà présent sur la gauche une veste-tente faite de deux vestes s’étant rencontrées
et assemblées. Elles proposent un mode de vie ultra minimal et imprévisible et sont
repliables en quelques minutes afin de repartir expérimenter les terrains vagues, les forêts
et les marécages. A sa droite un lit composé de briques de matelas en branches de pin
assemblées est bricolé par Clément qui augmente son confort à chaque retour de ballade.

Presse Dormeur
— 3 ème pièce
Réalisation d’affiches de propagande de la Révolution Biohardcore imprimées au sommeil.
Grâce à une structure en métal et un palan, on peut soulever délicatement le dormeur
pendant son sommeil et le reposer sur une plaque de cuivre afin d’imprimer les traces de
son sommeil.
Ce dispositif fut actionné lors d’une soirée de performances au Lac à Bruxelles le 28
novembre 2016 par Clément Thiry, Chloé Schuiten et Antoine Boute.

Cuisine de rebuts
— 3ème pièce
Nous vivons uniquement à partir de ce que nous trouvons, des déchets entassés dans les
terrains vagues stéphanois que l’on arpente au quotidien. Nous mangeons, consommons
uniquement des rebuts, nous vivons à côté avec ce qui traine. Nous nous organisons pour
récupérer les composts des gens, nous demandons à être leur poules et nous nourrir de
ce qui n’existe plus pour eux. Nous récoltons ces morceaux, ces retailles pour les diviser à
nouveaux, obtenir leur particules les plus petites, approchant la particule atomique, et les
rassembler, réorganiser pour les consommer. Nous nous fantasmons astrologue de la junk
food en nous inspirant des techniques de nos collègues industriels. »

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